À la rue, Sylvie cherche un maître provisoire pour Milou

À la rue, Sylvie cherche un maître provisoire pour Milou

Milou, un border collie de huit mois.
Milou, un border collie de huit mois. - D.R.

« C’est un vrai déchirement pour moi, un peu comme si je devais abandonner mon fils… » Pour Sylvie, se séparer de son chien Milou représenterait une véritable catastrophe. Une situation qui résulte de plusieurs faits consécutifs qu’elle ne pouvait pas forcément prévoir. « En juin, j’ai été mise à la porte par ma propriétaire car je ne pouvais plus payer le loyer », témoigne la Louviéroise de 43 ans. « Avec des revenus qui se limitent à 1.200 euros (NDLR : de la mutuelle) et un loyer de 650 euros, il n’était plus possible de payer… Depuis, j’ai vivoté à gauche et à droite accompagnée de ma fille et de mon chien mais la semaine passée, je me suis de nouveau retrouvée à la porte. Là où je loge actuellement, le lieu n’est pas adapté à Milou. J’étais coincée et j’ai, dans l’urgence, accepté la proposition d’une dame que je ne connaissais pas. Elle m’a proposé de le garder le temps que je retrouve un domicile adapté. »

Milou, un boder collie de huit mois.
Milou, un boder collie de huit mois. - D.R.

Mais là, dans la nuit de lundi à mardi, Milou, un gentil Border Collie de huit mois, a échappé à la vigilance de sa maîtresse d’adoption. « Il a été récupéré par la police qui l’a déposé à la S.P.A. de La Louvière. Il est toujours là-bas actuellement mais il ne peut pas y rester éternellement. »

Un appel à l’aide

Sans domicile fixe aujourd’hui, Sylvie espère principalement deux choses : « Tout ce que j’espère, c’est trouver un nouveau logement dans lequel je pourrai accueillir Milou mais ma priorité, ce serait de trouver une personne qui serait prête à garder mon chien le temps que je retrouve un logement. Milou, c’est le chien de mon fils cadet de huit ans qui ne vit pas avec moi mais avec son père. En théorie, je dois l’avoir un week-end sur deux mais là aussi, tant que je n’ai pas de logement, je suis coincée. Mais je ne sais pas comment lui annoncer que son chien risque d’être mis à l’adoption, ce qui serait horrible pour lui. »

Sylvie espère ne pas devoir dire adieu à Milou.
Sylvie espère ne pas devoir dire adieu à Milou. - D.R.

Les larmes à l’œil, Sylvie et sa fille ont dit au revoir à Milou ce mardi matin. En espérant que cela ne se transforme pas en adieux…

Vous désirez aider Sylvie de quelque manière que ce soit ? Contactez la rédaction de la Nouvelle Gazette sur redcentre.nouvellegazette@sudpresse.be

«Ce genre de cas arrive tous les jours»

Du côté de la S.P.A. La Louvière, on se dit attristé par la situation de Sylvie qui n’est malheureusement pas unique. « Ce genre de cas arrive tous les jours », explique Gaëtan Sgualdino, président de la S.P.A. La Louvière. « Le fait est que nous avons le statut de refuge, pas celui de pension. Les chiens déposés ou recueillis chez nous ne peuvent pas rester en attente éternellement. À un moment donné, une solution doit être trouvée. Malheureusement les personnes qui vivent dans la précarité ou qui sont sans domicile fixe ont souvent des difficultés pour trouver un logement qui accepte des animaux dont la taille y est adaptée. Or, souvent, un animal de compagnie est souvent le seul point d’ancrage à la réalité de ces personnes. »

Mais il n’y a pas que cette catégorie de la population qui est impactée par cette façon de faire. « Par exemple, les personnes âgées qui se rendent dans une maison de repos sont quasiment à chaque fois contraintes d’abandonner leurs animaux avant de pouvoir y entrer. Il en existe quelques unes qui le font mais c’est très rare. Là aussi, les animaux constituent des points de repère pour ces personnes qui se retrouvent parfois vraiment isolées. »

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