Une publication Facebook sauve la vie de la petite Norah, 4 ans!

La main infectée.
La main infectée. - D.R.

La petite Norah est passée pas loin de la catastrophe. Mercredi dernier, la petite verviétoise de quatre ans avait en effet un drôle de symptôme. Le long de sa veine du bras, une ligne rouge se distinguait. Au fil du temps, la ligne montait et montait aussi lentement qu’inexorablement. Une chance pour elle, Vanessa, sa maman, avait vu passer quelque temps auparavant une publication d’une personne ayant un symptôme similaire sur son fil d’actualité Facebook.

Un risque mortel

D’après ses souvenirs, le mal dont souffrait la personne en question était sérieux. Il n’était pas question de le traiter avec désinvolture. Ni une ni deux, la maman l’embarque pour la conduire chez son médecin. Bien lui en a pris. La petite fille était victime d’une sorte d’infection du sang. Si cette maladie n’avait pas été traitée, elle aurait pu dégénérer et causer bien du souci à la petite. Elle aurait même pu y laisser la vie.

« Si l’infection remontait jusqu’à un organe, elle se serait propagée dans tout le corps et ça aurait pu être très dangereux », s’émeut Vanessa. « Heureusement que j’avais vu cette publication autrement j’aurais pu passer totalement à côté. » Ce qui a causé cette frayeur n’est rien d’autre qu’une vilaine piqûre d’insecte. C’est justement ce qui aurait pu poser problème. « Ma fille est malheureusement allergique aux piqûres. Elle réagit toujours de manière différente. Elle peut gonfler, avoir des yeux au beurre noir… Ce n’est jamais deux fois pareil. Une ligne rouge ne m’aurait pas paru si différente de ses autres réactions. »

Des antibiotiques et le tour est joué

La marque remonte le dos.
La marque remonte le dos. - D.R.

D’après la maman, ce problème sanguin aurait pu se transformer en septicémie, une maladie dont on peut mourir. Fort heureusement grâce à son attitude attentive, il n’a fallu que quelques antibiotiques pour régler définitivement le problème.

Depuis cette malencontreuse mésaventure, Vanessa veut partager l’histoire de sa fille. « On est beaucoup à avoir vécu la même chose. Depuis que j’ai posté moi-même une publication Facebook pour avertir un maximum de personnes, mon post a déjà eu plus de 22.000 partages ! Beaucoup de mères sont venues me trouver pour me parler des problèmes de leurs bambins. Pour un des enfants, la ligne rouge était remontée tout le long de son dos. On s’en était rendu compte juste à temps. Heureusement. Ça a l’air vraiment anodin mais ça ne l’est pas. Autant que les gens le sachent car il suffit de prendre quelques antibiotiques et on est soigné immédiatement. »

Vanessa a depuis discuté avec un certain nombre de personnes qui ont elles aussi été victimes de cette infection. « Une personne m’a parlé d’un panaris au doigt. En une nuit la ligne rouge s’est propagée jusqu’au coude. Cette fameuse ligne peut apparaître n’importe où sur le corps et peut dégénérer rapidement. Il faut vraiment faire attention à ça », conclut l’Heusytoise. Finalement, plus de peur que de mal pour cette petite famille de la région verviétoise qui se souviendra longtemps de cette mésaventure.

«Dans le doute, il faut toujours consulter»

Michel Meuris encourage à se rendre chez un médecin.
Michel Meuris encourage à se rendre chez un médecin. - A.R.

Nous avons interrogé Michel Meuris, le président de l’association des médecins généralistes de l’est francophone de Belgique (l’AGEF) au sujet de cette histoire. Il nous explique que la lymphangite, l’inflammation des vaisseaux lymphatiques, est assez courante. « Elle signifie qu’une plaie s’est infectée d’elle-même. La lymphangite peut être due à une piqûre d’insecte, à une griffure de chats… Les animaux de manière générale sont très porteurs de maladies. »

Pour ce médecin, la maman a pris la bonne décision en se rendant immédiatement son docteur. « Il fallait consulter évidemment. Il ne faut surtout pas essayer de soigner ça soi-même. La lymphangite est un symptôme, mais il faut savoir comment on la soigne. Il peut s’agir d’une infection plus ou moins grave. L’infection peut-être causée par un staphylocoque doré par exemple. Il faut vite se rendre chez un médecin afin de pouvoir se soigner. Le traitement est très simple : des antibiotiques. »

« Rien ne vaut une information vérifiée »

Michel Meuris n’avait pas vu la publication de Vanessa passer sur les réseaux sociaux. « D’ordinaire, Facebook, c’est exceptionnel le nombre de fausses informations que l’on peut y retrouver. C’est bien de voir que pour une fois ce site amène une chose vraiment positive », estime le généraliste.

Selon lui, énormément de fausses informations circulent sur les réseaux sociaux et internet en général concernant la médecine. « Nous, les médecins, sommes en partie responsables. Nous ne mettons pas en valeur les sites et les informations de références. Il y a des choses qui sont très bien faites. Il y a par exemple le site mongénéraliste.be.

Avec l’AGEF, nous voulons de plus en plus faire la promotion d’informations vérifiées par notre association afin de combattre les fausses informations. Internet, c’est un formidable outil de diffusion, mais pour ce qui est de la vérification on est nulle part. C’est pour tous les sujets comme ça., tant pour la médecine que la politique. Rien ne vaut une information vérifiée », conclu le docteur.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Verviers (c.f. Verviers)

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Aussi en Articles offerts