Vincent Simonon admet avoir dissimulé le corps de Christiane Darimont

Vincent Simonon soutien qu’il n’a pas commis le meurtre de Christiane Darimont.
Vincent Simonon soutien qu’il n’a pas commis le meurtre de Christiane Darimont. - Laurie Dieffembacq - Belga

Lors de son interrogatoire par la présidente Annick Jackers, Vincent Simonon a détaillé les différentes étapes de sa vie. Enfant unique, l’accusé a effectué ses études à Verviers. Il s’est spécialisé dans la mécanique automobile et la carrosserie. À 19 ans, en 2004, Vincent Simonon a rencontré une dame qui a donné naissance à leur enfant en décembre 2005. La séparation du couple est intervenue en 2006.

Vincent Simonon a très peu travaillé et a vécu chez sa mère, laquelle l’entretenait jusqu’à son décès. L’accusé était motivé par l’envie de devenir écrivain. Durant une période, il a bénéficié d’indemnités de chômage, avant d’en être privé. Il dit avoir reçu un héritage de son grand-père, qu’il aurait conservé jusqu’en 2017. L’accusé a apporté peu d’explications cohérentes sur ses revenus, sur certaines dépenses et sur la manière dont il obtenait de l’argent pour vivre. Il a affirmé qu’il utilisait son temps à écrire, sans jamais publier d’ouvrage, et à faire des voyages, sans effectuer de grosses dépenses.

C’est par le biais de sa mère que Vincent Simonon avait fait la connaissance de Christiane Darimont. L’accusé a fréquenté cette voisine de plus en plus souvent et l’a accompagnée lors de séjours en vacances. Il lui apportait de l’aide en faisant ses courses.

Invité à s’expliquer sur la journée du 31 juillet 2017, pendant laquelle la victime pourrait avoir été tuée, Vincent Simonon a exposé qu’il avait rencontré Christiane Darimont vers midi. Il lui avait demandé de le conduire en fin d’après-midi à Dolhain pour chercher son fils. Vincent Simonon aurait passé l’après-midi à écrire, puis il aurait appris que Christiane Darimont ne se sentait pas bien et qu’elle ne le véhiculerait pas.

Malgré des témoins qui affirment que Christiane Darimont ne prêtait jamais sa voiture, Vincent Simonon soutient qu’il l’avait empruntée avec son accord pour reconduire son fils chez sa mère. Un témoin l’avait aperçu au volant.

Le soir du 31 juillet, il dit avoir ramené le véhicule et mangé avec Christiane Darimont, avant d’emporter son ordinateur pour le reconfigurer à sa demande. C’est sur cet ordinateur qu’il avait réalisé certaines recherches, avant de le revendre.

L’accusé a soutenu qu’il a découvert le cadavre de Christiane Darimont alors qu’il se présentait chez elle pour faire sortir le chien. « Je suis rentré alors que la porte n’était pas verrouillée. J’ai vu une tache de sang à côté du canapé et j’ai constaté qu’elle ne respirait plus. J’ai hésité à appeler les secours car j’ai pensé que cette découverte allait m’empêcher de partir aux États-Unis. J’ai décidé de dissimuler le corps, de faire du nettoyage et de réaliser des démarches pour concrétiser mon voyage aux États-Unis », a indiqué l’accusé.

À plusieurs reprises, l’accusé a été invité à préciser ses propos, car le déroulement des faits, tels qu’il les présente, ne correspond pas à des éléments de l’enquête, comme les analyses informatiques et téléphoniques ou comme les témoignages de diverses personnes.

Vincent Simonon a reconnu avoir revendu un GSM, un ordinateur et la voiture de la victime pour obtenir plus d’argent. « C’était pour assurer ma cavale », a-t-il précisé.

La présidente lui a demandé s’il avait tué Christiane Darimont. « Non. J’ai analysé le dossier et j’ai des hypothèses dont je ne vais pas faire part, car je ne peux les vérifier », a-t-il ajouté.

Les médecins légistes et l’expert en ADN seront entendus mardi matin.

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