L’ADN de Simonon retrouvé sur le manche de la massette qui a tué Christiane Darimont

Seul son ADN a été retrouvé sur le manche de l’arme du crime.
Seul son ADN a été retrouvé sur le manche de l’arme du crime. - D.R.

Vincent Simonon (36 ans) est suspecté d’être l’auteur d’un meurtre pour faciliter le vol commis au préjudice de Christiane Darimont (61 ans) à Verviers. La dame, amie et voisine de l’accusé, avait été tuée de plusieurs coups de massette entre le 29 juillet et le 2 août 2017. Son corps, emballé dans une bâche, avait été découvert le 18 août 2017 dans le garage de sa maison.

Un seul profil ADN sur le manche

Un des principaux devoirs d’enquête a porté sur les analyses de prélèvements effectués sur la scène du crime. L’expert en analyse ADN Angelo Abati a déterminé qu’un seul profil ADN a été retrouvé sur le manche de la massette utilisée pour tuer Christiane Darimont. Il s’agit de celui de Vincent Simonon.

Selon les diverses expertises, les coups ont été portés avec puissance. L’auteur des faits devait tenir la massette par le manche en portant des coups. Sur interpellation de la défense, l’expert a aussi ajouté que l’ADN de Vincent Simonon n’aurait pas été effacé si une tierce personne munie de gants avait empoigné la massette.

D’autres profils ADN ont aussi été retrouvés sur la tête de la massette. Il s’agit de celui de l’accusé, de celui de la victime et de celui d’une troisième personne non identifiée. Selon l’expert, ce troisième profil, présent en très faible quantité dans un mélange de trois profils génétiques, pourrait être celui d’une dame.

Quand le corps a commencé à se décomposer, il a utilisé du parfum

Dans la maison où se sont déroulés les faits, le profil ADN de Vincent Simonon a notamment encore été identifié sur une bombe de parfum, utilisée après l’apparition des odeurs liées à la décomposition du cadavre.

Les analyses ADN ont également porté sur un préservatif usagé retrouvé dans la poubelle de l’habitation de Christiane Darimont. Ce préservatif ne présentait pas le profil génétique de la victime sur sa face externe. Le profil génétique de Vincent Simonon a été identifié sur la face interne. L’accusé avait expliqué avoir utilisé ce préservatif pour se masturber en consultant des sites pornographiques.

Les experts de l’Institut National de Criminalistique et de Criminologie (INCC) ont également été entendus sur les recherches effectuées sur des prélèvements de larves et de mouches afin de déterminer la période du décès de la victime. Ils ont déterminé que le décès de Christiane Darimont est survenu au plus tard le 2 août 2017, avec une journée de marge d’erreur.

Des témoins entendus

Les jurés ont également pu entendre les témoins liés aux événements qui se sont déroulés avant la découverte du corps de la victime. Une voisine avait donné l’alerte de la disparition. Durant cette période, Vincent Simonon avait revendu le véhicule de la victime. Il avait aussi contacté son employeur et fait croire qu’elle était hospitalisée. Après le signalement de la disparition, les enquêteurs avaient tenté de localiser Vincent Simonon. Les tentatives étaient vaines et le dossier avait été confié à un juge d’instruction. Cela avait conduit à la découverte du corps de la victime le 18 août 2017.

Les témoins de moralité seront entendus mercredi.

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