Deux femmes interpellées pour fausses attestations de vaccin en Gironde

Deux femmes interpellées pour fausses attestations de vaccin en Gironde
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Les deux jeunes filles, déférées mercredi, seront jugées en correctionnelle en janvier pour corruption passive et faux et usage de faux, a indiqué le parquet de Bordeaux, confirmant une information du quotidien Sud Ouest.

Elles se sont vu interdire d’ici là d’exercer une activité en lien avec la vaccination.

Toutes deux, en tant qu’agentes administratives contractuelles, faisaient partie d’une équipe de plus de 70 personnes travaillant au vaccinodrome de Bordeaux-Lac, et ont été signalées à la police par des collègues, intrigués par certains de leurs agissements.

Après enquête, interpellées et placées en garde à vue, elles ont reconnu avoir établi et délivré de faux certificats de vaccination --une quinzaine pour l’une, au moins deux pour l’autre.

Les motivations, selon leur dires, tenaient de l’altruisme, pour «rendre service» à des gens qui ne veulent pas se faire vacciner mais qui «ont le droit de ne pas être exclus de certains endroits», mais aussi de l’intérêt bien compris avec des tarifs entre 80 et 300 euros. Le bénéfice global de l’opération dépasserait le millier d’euros. Une des deux suspectes a affirmé n’avoir pas perçu d’argent.

Une dizaine de bénéficiaires de ces attestations, essentiellement des proches ou connaissances de connaissances, ayant eu vent du filon par le bouche-à-oreille, ont été entendus par les enquêteurs. Les attestations étaient réalisées depuis l’ordinateur des contractuelles, avec la Carte vitale du bénéficiaire, et la remise de l’attestation se faisait lors d’un rendez-vous en ville.

Par ailleurs, à Agen, une infirmière et une secrétaire médicale du Centre hospitalier de la ville ont été placées sous contrôle judiciaire pour avoir fourni trois faux certificats de vaccination ou pass sanitaire à des proches, a-t-on appris jeudi auprès du parquet, confirmant une information du quotidien Sud-Ouest. Selon le parquet, les documents n’ont pas été «monnayés», les deux femmes ayant agi pour «rendre service à des proches».

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