Annelies Verlinden s’est rendue à Pepinster un mois après les inondations

Annelies Verlinden s’est rendue à Pepinster un mois après les inondations
Belga

Dans le bus de commandement de la Protection civile, la ministre s’est d’abord entretenue avec l’équipe travaillant à la coordination des missions sur la région de Pepinster. Elle a pu rencontrer les pompiers de la zone ainsi que le bourgmestre de la commune, Philippe Godin (MR), qui s’est notamment montré très critique envers les autorités du pays ainsi qu’envers la Croix-Rouge ces dernières semaines, pointant du doigt l’arrivée tardive de la Protection civile et son manque d’équipements, conséquence directe de coupes budgétaires.

« Il y a ce sentiment que les choses sont maintenant figées », a expliqué le maïeur qui a précisé que des habitations avaient encore été inondées ces derniers jours car le curage n’avait pas pu être effectué, les avaloirs se retrouvant bouchés. Beaucoup de personnes souhaitent toutefois regagner leur domicile.

Après l’euphorie faisant suite aux nombreuses aides reçues et aux nombreuses sollicitations qui se sont mises en place, un sentiment de révolte et de désarroi apparaît désormais parmi les « sinistrés », ont expliqué les autorités locales et les différents services de secours.

L’aide s’est en effet estompée : les bénévoles se font plus rares et c’est maintenant le moral qui en prend un coup. « On remarque que les gens ont passé le premier cap. Ils sont nourris mais maintenant ils se rendent compte qu’ils n’ont plus rien, plus que les murs de la maison, plus d’électricité, de gaz, ils n’ont pas de perspective pour la rentrée scolaire », ont notamment raconté les militaires, qui participent sur place à la distribution de nourriture. Près de 14.000 repas sont encore dispatchés quotidiennement dans les communes aux alentours grâce à leur aide et celle des bénévoles de la Croix-Rouge.

« Les services de secours ont déjà effectué beaucoup de travail pour aider la population mais il y a encore un long chemin à parcourir tant l’ampleur de la catastrophe est énorme. Il y a encore beaucoup de gens qui sont affectés dans leur vie quotidienne », a admis la ministre de l’Intérieur. « Tous les services d’urgence font leur possible pour aider au mieux les résidents touchés, pour aider les gens dans les semaines et les mois à venir, même s’ils ne peuvent pas être tous partout au même moment. »

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