Commission d’enquête: une obligation de vérité et de transparence pour la population

Commission d’enquête: une obligation de vérité et de transparence pour la population

Il aura fallu le temps et, pour être tout à fait franc, on a même pensé qu’elle ne verrait jamais le jour cette commission d’enquête parlementaire, tant les réticences ou fausses excuses étaient légion jusqu’à présent. On peut citer quelques exemples avancés dans les médias ou sur la place publique : une instruction judiciaire est déjà en cours et il ne faudrait pas interférer, la compétence « technique » des députés pour un tel sujet, ou encore une version plus light comme une commission spéciale (qui n’a clairement pas les mêmes pouvoirs).

Non, cela ne suffit pas. Et c’est faire injure aux victimes de ces terribles inondations qui ont perdu des proches, une maison, un commerce, un outil de travail ou qui ont vu leur quartier être réduit à néant, que de faire obstruction à la recherche de la vérité. De toute la vérité, bien évidemment.

Un rapport par un prestataire indépendant, cela ne suffit pas. Car ce que l’on va examiner ici, ce sont entre autres les responsabilités potentielles des uns et des autres, et il ne faudrait pas que l’on cherche à minimiser les choses ou, pire encore, à les cacher. Le public a droit à la vérité, a droit à la transparence totale.

En ce sens, l’initiative des députés wallons est à souligner. Certes, la mise en place d’une telle commission d’enquête ne peut l’être qu’à leur initiative. Mais il faut aussi pouvoir imposer ses vues au gouvernement wallon, qui n’a pas manifesté un grand entrain jusqu’à présent à soutenir cette option. L’initiative parlementaire est donc à souligner dans le cas présent.

Reste donc à espérer que les travaux de cette commission d’enquête n’accouchent pas d’une souris et que la publicité des débats de cette recherche de la vérité – et des solutions proposées pour l’avenir – puisse rassurer une population en quête de réponses.

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