Face B: Un festival familial avec un Benjamin Biolay magistral, vendredi soir

Face B: Un festival familial avec un Benjamin Biolay magistral, vendredi soir
Loïc Warin

D’ordinaire, c’est un public plutôt jeune et une foule dense qui se pressent dans le square Bayard de Charleville-Mézières pour le festival Cabaret Vert. Un festival qui, l’an dernier, comme tous les festivals, a été obligé de faire l’impasse, Covid oblige. Liam Gallagher, les Pixies et les autres n’ont pas eu besoin de boucler leurs valises. L’édition de cette année a longtemps été incertaine. Finalement, les organisateurs ont opté pour un Cabaret en mode mineur, baptisé Face B. Côté public, la moyenne d’âge en a pris un coup ! On croisera davantage de familles, de têtes grisonnantes, de couples, que d’ados en quête du grand frisson rock & roll ! Ambiance diamétralement différente, donc, mais pas moins sympathique. Il y a moins de monde, on respire davantage, le parcours au sein du site est plus aisé, et plus besoin de faire la file pour aller chercher un verre au bar.

Face B est donc un Cabaret Vert en mode mineur, mais avec des artistes en mode majeur. Pas de grosses têtes d’affiche internationales, la programmation ayant opté pour des raisons évidentes de facilité pour des artistes majoritairement français. Même si, jeudi, premier soir du festival, ce sont les Belges de Balthazar – fleuron national ! – qui ont lancé les festivités. Avant de faire place au toujours très fantasque Sébastien Tellier.

Vendredi, le public s’est lâché sur Dionysos, un groupe que l’on avait un peu perdu de vue mais qu’il a été très chouette de retrouver sur scène : quelle énergie ! Mais les festivaliers ont surtout répondu présent pour Benjamin Biolay, qui a livré un concert magistral, très rock (Papillon Noir, Où est passée la tendresse, Padam Padam), entrecoupé de moments plus délicats (Ton héritage, La superbe), et globalement de très bonne tenue.

Benjamin Biolay a livré un concert intense vendredi soir, face à un public conquis d’avance.
Benjamin Biolay a livré un concert intense vendredi soir, face à un public conquis d’avance. - Loïc Warin

La très bonne surprise de ce festival, au-delà de l’ambiance plus familiale et de la programmation moins tonitruante, c’est aussi et surtout la Macérienne, l’ancienne usine désaffectée de Charleville-Mézières, située au bord de Meuse. L’endroit accueille des expos, mais vaut surtout pour l’aménagement qui y a été réalisé tout autour : c’est tout simplement sublime. De l’avis de certains festivaliers, cela vaut le décorum d’un Tommorowland, c’est dire !

Le festival se poursuit ce week-end, avec une programmation plus rap ce samedi (IAM à l’affiche !) et chanson française le dimanche (Stephan Eicher, Pomme…). Il reste des places. N’hésitez pas, cela vaut franchement la peine.

Une suggestion pour les organisateurs : pourquoi ne pas alterner Face B avec le Cabaret Vert une année sur deux ? Nous, on signe des deux mains !

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