La chronique d’Emiliano Bonfigli: «Tout le monde aime Vormer»

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Je l’avoue d’emblée : le titre est légèrement provocateur et ne manquera pas de faire réagir les supporters du Standard ou du Sporting d’Anderlecht. Pour une fois, ces deux clans habituellement opposés seront plutôt raccords sur les sentiments qu’ils portent au milieu de terrain brugeois… Les premiers n’ont pas oublié un ballon touché de la main et pourtant vérifié par le VAR, alors que les seconds ont modérément apprécié les propos tenus par le joueur néerlandais sur le Sporting d’Anderlecht à la mi-temps d’un match et diffusés ensuite sur les réseaux sociaux du Club de Bruges. Depuis qu’il est arrivé chez nous en 2014, Ruud Vormer n’a jamais laissé indifférent. Que cela plaise ou non, c’est la marque des joueurs de qualité et de caractère. À Bruges, il est adulé et respecté. Ailleurs, il est souvent hué, ou parfois détesté tant il symbolise à la perfection ce Bruges fait de sueurs et de gloire ces dernières années. Vormer, c’est Bruges, tout simplement. Lorsque je dis que tout le monde aime Vormer, je veux simplement dire que chaque supporter adore le joueur qui donne tout pour son maillot, son blason, en y restant fidèle… Comme Vormer l’a souvent fait ces dernières saisons.

Pourtant, ce début de compétition ne se passe pas comme il le voudrait. Quelques années de plus au compteur, moins de vitesse, et moins de temps de jeu. Pas toujours facile de tenir la comparaison avec les jeunes fougueux comme Lang ou De Ketelaere. Jamais simple non plus d’avoir autant de coffre que le milieu de terrain actuel composé de Vanaken, Balanta, Rits… Vormer a retrouvé la lumière le temps d’un week-end, mais il devra certainement s’accommoder d’un rôle sur courant alternatif. En sera-t-il capable ? Vaste question, tant il est, c’est vrai, orgueilleux… Vormer, désormais, c’est un peu Docteur Jekyll et Mr Hyde : capable du meilleur comme du pire, dans ses réactions épidermiques…

Tout le monde aime Pogba

Un autre joueur sur courant alternatif, selon cette fois qu’il porte le maillot de son club ou celui de son équipe nationale, c’est Paul Pogba. Il y a une semaine, Pogba était le vrai leader de l’équipe de France : il donne de la voix, rassure, parfois tance ses coéquipiers… Il le fait avec un seul but en tête : la victoire. Quelle différence avec le Pogba de Manchester United ! Probablement une question de contexte. Battus ce week-end, les Red Devils viennent d’enchaîner trois défaites consécutives. Après un mercato XXL, les attentes autour de Manchester United sont immenses. Mais le jeu et les résultats ne suivent pas. Autrefois, le coach de ManU, Ole Gunnar Solskjaer était adulé à Old Trafford. Tout le monde l’aimait… Aujourd’hui, supporters et analystes n’hésitent pas à lui montrer son piètre bilan en Ligue des champions : 7 défaites sur 12 matches de C1 en tant que coach de United… Une défaite de plus pourrait tout simplement être celle de trop.

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