Close veut un cadre plus efficace pour lutter contre la prostitution de rue

Close veut un cadre plus efficace pour lutter contre la prostitution de rue
Belga

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close a écrit au ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, afin de lui demander un dispositif plus efficace pour lutter contre la prostitution de rue.

Il souhaite recourir aux sanctions administratives communales pour faire respecter le règlement communal sur la prostitution dans sa ville.

Donner un statut social aux prostituées

Le gouvernement a approuvé un projet de loi réformant le Code pénal sexuel dont débat actuellement la commission de la Justice de la Chambre. Le texte prévoit notamment de sortir la prostitution de la zone grise dans laquelle elle se trouve afin, entre autres, de donner un statut social aux prostituées.

La Ville de Bruxelles tente depuis plusieurs années d’éradiquer la prostitution de rue dans le quartier de l’Alhambra. En 2017, elle a pris un règlement interdisant notamment le racolage et contenant une série de mesures pour empêcher les nuisances qui y sont liées. Conformément à une loi de 1948, les infractions à ce règlement sont sanctionnées par des peines de police.

Dans les faits, le dispositif s’avère trop lourd et ne permet pas de réprimer suffisamment les personnes qui enfreignent le règlement, constate le bourgmestre.

Des sanctions administratives communales

Afin d’assurer « un suivi plus rapide et plus local des infractions constatées », M. Close suggère le recours aux sanctions administrations communales, régime reposant sur des agents sanctionnateurs communaux, et propose une modification de la loi communale en ce sens.

Sur le terrain, le comité de quartier Alhambra souhaite également se faire entendre. Des auditions sont organisées au parlement sur ce thème. Les riverains estiment que le projet de loi ne tient pas suffisamment compte de la prostitution de rue dont ils combattent les nuisances au quotidien. « En tant que comité de quartier, nous avons toujours plaidé pour un cadre juridique pour les TDS (travailleurs du sexe). Cependant, la légalisation de la prostitution de rue dans les zones résidentielles est un pont trop loin pour nous », ont-ils expliqué sur leur page Facebook.

« Les nuisances ne se limitent pas aux rues où les TDS font du racolage. Elle s’installe dans les caves, les jardins, les parkings souterrains, les appartements… dans un large périmètre autour des hôtels de prostitution », ont-ils ajouté.

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