«Les chiffres n’avaient plus été aussi élevés depuis la deuxième vague»

«Les chiffres n’avaient plus été aussi élevés depuis la deuxième vague»
Belga

L’incidence, qui renseigne le nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants, atteint 359 sur 14 jours (+59 %).

Entre le 15 et le 21 octobre, 93 patients Covid en moyenne ont été admis à l’hôpital chaque jour, soit 53 % de plus que la période de sept jours précédente. Ce nombre continue d’augmenter puisque jeudi, 116 admissions ont été enregistrées, ajoute Yves Van Laethem. Actuellement, 1.032 lits d’hôpitaux sont occupés par des patients Covid, dont 230 lits en soins intensifs (+19 %).

Les hospitalisations devraient poursuivre leur croissance à la hausse car « il y a toujours un retard sur les nouveaux cas ». « Si la tendance se confirme, elles devraient doubler voir un peu plus », pour atteindre jusqu’à 500 lits en soins intensifs.

En moyenne, 13 patients atteints du coronavirus sont décédés chaque jour au cours de cette période (+18 %). Le bilan s’élève désormais à 25.835 décès depuis le début de la pandémie en Belgique. « 13 décès par jour, c’est plus haut que nos voisins mais cela n’a rien à voir avec les vagues précédentes », précise le porte-parole.

Toujours entre le 12 et le 18 octobre, le taux de positivité se situait à 7,1 % (+1,8 %) tandis que celui de reproduction du virus atteint 1,34 (+26 %). Lorsqu’il est supérieur à 1, cet indicateur signifie que l’épidémie tend à s’accélérer.

Entre-temps, 87,8 % de la population adulte a été totalement vaccinée.

Pour Yves Van Laethem, l’augmentation des chiffres coïncide avec « la diminution des précautions prises au niveau des mesures de base depuis début octobre ». « Le fait que l’automne s’installe, qu’on est tous ensemble et qu’on baisse un peu plus encore les mesures de prévention comme le masque : tout cela a dû jouer un rôle » dans la reprise de l’épidémie.

« La charge de travail est de plus en plus importante pour la première ligne (généraliste, médecins du travail…) », pointe encore Yves Van Laethem. « C’est le moment où jamais de se dire qu’il faut agir sur les deux grands leviers qu’on connaît bien : la vaccination – il n’est jamais trop tard – (…) et relancer les mesures de base que probablement trop d’entre nous ont trop rapidement négligé durant les dernières semaines. »

Enfin, « on ne sait pas ce que la grippe nous réserve cet hiver-ci », a-t-il conclu. « Pour éviter une double épidémie, une surcharge des hôpitaux et le risque potentiel encore mal connu d’une co-infection corona et grippe chez le même patient : faisons nous vacciner. »

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