Il dirigeait des plantations de cannabis à Herve, Olne, Jalhay, Pepinster…

Il dirigeait plusieurs cultures de cannabis dans la région.
Il dirigeait plusieurs cultures de cannabis dans la région. - Sharon McCutcheon/Pexels

Le parquet général a requis mardi devant la cour d’appel de Liège une peine de 80 mois de prison contre un Liégeois âgé de 42 ans impliqué dans une association qui était active dans des activités de culture de cannabis. Cinq plantations avaient été démantelées en 2015 en province de Liège. Cet homme est également suspecté d’avoir été le chef du vaste réseau de trafic de cocaïne récemment démantelé en Belgique.

L’enquête sur cette association comportant 14 prévenus avait débuté en 2014 après les révélations d’un individu qui se disait menacé par des trafiquants de drogue. Des méthodes particulières de recherche avaient permis d’identifier les différents membres d’une association qui était active dans au moins cinq cultures de cannabis établies à Jalhay, Pepinster, Olne, Oupeye et Herve. Les faits avaient été découverts en février 2015.

L’association comportait des dirigeants, des recruteurs de lieux d’exploitation, des locataires, des jardiniers, des experts conseils, des logisticiens, un chauffagiste et des revendeurs. Jusqu’à 500 plants et 75 kilos de cannabis en phase de séchage avaient été découverts dans certaines cultures.

Des peines allant jusqu’à 40 mois et d’importantes confiscations avaient été prononcées en première instance, mais le parquet avait fait appel, jugeant l’application d’un délai raisonnable et les peines beaucoup trop clémentes pour les prévenus.

Depuis ce jugement, le principal prévenu a été interpellé dans une vaste opération de police qui a mené à la mise au jour d’un important réseau de trafic et de transformation de stupéfiants. Il serait aussi le leader de cette association, suspectée d’avoir transformé 15 tonnes de cocaïne.

Pour les faits relatifs aux plantations de cannabis, le parquet général a requis contre lui une peine de 80 mois et une confiscation de 450.000 euros. Contre les autres prévenus, tous allocataires sociaux, le parquet a requis des sanctions allant de la peine de travail à trois ans de prison et des confiscations allant jusqu’à 50.000 euros.

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