Un cocktail Molotov jeté sur la maison du député européen Pascal Arimont

Un cocktail Molov a été lancé et un message haineux écrit sur la maison de l’eurodéputé Pascal Arimont.
Un cocktail Molov a été lancé et un message haineux écrit sur la maison de l’eurodéputé Pascal Arimont. - D.R.

Pascal Arimont est sous le choc. « Et qu’est-ce qui vient ensuite ? Je peux supporter que quelqu’un me critique ou mon travail. Même sur un ton lourd. Mais ce qui est arrivé va trop loin. Beaucoup trop loin ! »

Le député européen de la communauté germanophone, né à Malmedy, a révélé samedi matin sur Facebook qu’il a été victime de menaces à son domicile, à Bullange.

Un slogan haineux a été écrit sur la porte du garage de sa maison. Traduit en français, ça donne : « Mentir, faire du chantage, inciter à la haine, diviser… vous le paierez !!! » Ce n’était pas la première fois, puisque fin août déjà, son portail avait été maculé de peinture rouge. Cette fois-là, l’eurodéputé n’avait pas porté plainte ni communiqué sur ces menaces.

Traduction: «Mentir, faire du chantage, inciter à la haine, diviser ... vous le paierez!»
Traduction: «Mentir, faire du chantage, inciter à la haine, diviser ... vous le paierez!» - P.A.

Mais ce n’est pas tout. L’eurodéputé du CSP (le pendant germanophone du cdH) annonce aussi qu’il a trouvé un cocktail Molotov jeté sur sa façade la nuit, « un mètre sous les fenêtres où nos enfants dorment. Je suis sans voix et horrifié », écrit-il.

La police a confirmé l’existence de cet engin incendiaire, qui n’a heureusement pas fait de dégât, comme le révèle la BRF. Il avait été jeté contre le mur de la maison dans le but de causer un incendie. Pascal Arimont, 47 ans, a porté plainte.

Pour lui c’est clair : ce sont ses propos sur la vaccination qui ont à la base de cette attaque. Et notamment un post Facebook dans lequel il plaidait pour la confiance dans le discours scientifique. Le message a été publié jeudi, le cocktail Molotov lancé dans la nuit de vendredi à samedi.

« Ça va trop loin. Beaucoup trop loin ! On est constamment obligé d’accepter l’avis des autres sur la vaccination, les opposants parlent du droit à la liberté d’expression, du droit de ne pas être contraint à prendre des mesures. Mais ma famille et moi devons maintenant craindre pour nos vies parce que je n’ai pas le droit d’avoir mon opinion ? Le radicalisme de tels actes trouve toujours son origine dans les paroles », écrit-il.

« Ils me traitent de « lâche ». Mais à quel point c’est lâche de vouloir provoquer un incendie criminel dans une maison où des enfants dorment ? Je vais devoir protéger ma femme et mes enfants et moi-même. J’espère que la police trouvera l’auteur et je voudrais les remercier ici pour leurs efforts exemplaires. »

S’il maintient que chacun peut dire ce qu’il pense, il affirme aussi que personne n’est autorisé à attaquer quelqu’un d’autre ou ses proches. « Lorsque nous renonçons à ce consensus, nous abandonnons tout ce qui nous est cher et important. Ne les laissez pas en arriver là. Nous aussi, nous devrons “nous lever”  ! », termine-t-il.

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