Les parlements wallon et bruxellois approuvent la prolongation du CST pour trois mois

Christie Morreale (PS), ministre wallone de la Santé.
Christie Morreale (PS), ministre wallone de la Santé. - Belga

En Wallonie, la majorité a voté en faveur du texte. Le cdH s’est abstenu et le PTB a voté contre. «C’est une mesure anti-démocratique qui ne fonctionne pas. Elle divise alors qu’on a au contraire besoin de faire société», a notamment justifié la députée d’extrême gauche Laure Lekane.

Lundi, le gouvernement régional avait confirmé sa décision de prolonger l’utilisation du CST en Wallonie pour une période de trois mois supplémentaires, jusqu’au 15 avril 2022 inclus, «compte tenu de la situation épidémiologique actuelle et du nombre croissant de contaminations».

Prolongation aussi à Bruxelles

la prolongation, pour une période de trois mois maximum, du Covid Safe Ticket (CST), en Région de Bruxelles-Capitale. Il y a eu 52 votes «pour», 10 «non» (PTB-PVDA et Vlaams Belang), et 23 abstentions -le reste de l’opposition, sauf Vincent De Wolf ’(MR) et Bianca Debaets (CD&V) qui ont voté pour.

C’est le gouvernement bruxellois qui a proposé cette prolongation. Selon le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo), les conditions d’application du CST restent inchangées. Cette décision de prolongation du dispositif fait suite à l’avis du Risk Assessment Group (RAG), qui recommande l’utilisation du CST au vu de la situation épidémiologique. .

Ce dispositif fera l’objet d’une évaluation mensuelle en fonction de la situation sanitaire.

L’ordonnance actuelle expire le samedi 15 janvier, raison pour laquelle les députés ont été convoqués en séance plénière jeudi en fin de journée.

Dans l’opposition, David Leisterh (MR) a estimé qu’il importait de se serrer les coudes face à la nouvelle vague. Cela ne l’a pas pour autant empêché de réitérer les griefs du groupe libéral à l’égard du dispositif: une absence d’impact significatif sur les contaminations; une absence de seuils chiffrés, le dépôt tardif du texte au parlement...

«Si le CST est utile, il ne constitue qu’une pièce du puzzle dans la gestion de la pandémie de Covid-19... Nous n’avons eu que très peu de débats et d’informations pour évaluer cet outil et identifier à quels endroits il pouvait être perfectible. Il y a un manquement dans le débat démocratique et, au final, on loupe l’objectif qui est celui d’avoir un outil le plus performant possible pour que nous acceptions de restreindre encore nos libertés», a pointé la cheffe de groupe cdH, Céline Fremault.

Jan Busselen a justifié le vote négatif des députés PTB/PVDA: le procédé divise la population; il mine la démocratie en limitant l’accès à la culture; c’est une mesure d’exclusion.

Dans la majorité, tous ont donné le sentiment de soutenir la prolongation d’un instrument à considérer comme un moindre mal, mais guère plus dans un contexte de rebond sensible des contaminations dans la Région-capitale dont les hôpitaux sont mis sous haute pression. Pour le moment, le Covid Safe Ticket y est toujours considéré comme un moyen d’action proportionnel parmi d’autres.

Magali Plovie (Ecolo) a insisté sur la nécessité de passer d’une responsabilité individuelle dans la pandémie à une responsabilité collective d’état, en matière de santé.

Pour Marie Nagy (DéFI), il faut prolonger temporairement le CST pour garantir les libertés fondamentales au même titre que l’on ne peut «rouler à 310km/h» sur l’autoroute pour préserver la vie d’autrui. Cela n’empêche pas l’élue DéFI de plaider comme d’autres pour un suivi en commission, notamment du rapport du commissaire corona.

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