Division 1A: malgré 16 cas positifs au covid, Eupen est forcé de jouer contre le Cercle

Le coach est lui aussi touché par le virus.
Le coach est lui aussi touché par le virus. - Belga

Au moment de démarrer la traditionnelle conférence de presse d’avant-match, surprise : c’est Kristoffer Andersen, le T2, qui se présente devant les journalistes. Et c’est Michael Radermacher, le Team Manager, qui prend la parole en premier. « Ce jeudi, toute l’équipe s’est fait tester. On a reçu les résultats et il y a 16 cas positifs dont 14 joueurs et deux membres du staff. Stefan Krämer (le coach principal, NDLR) a également été testé positif. C’est une vraie surprise car le jour avant, tout le monde s’entraînait normalement. Dès qu’un joueur a des symptômes, il ne vient pas au club et ce n’était pas le cas. »

Évidemment, Eupen a fait une demande à la Pro League afin de remettre la rencontre face au Cercle de Bruges qui doit se tenir ce dimanche à 16 heures. Pour cela, la règle est simple : il faut au minimum sept joueurs positifs qui ont disputé 30 % des matchs depuis le début.

Et la décision de la Pro League est tombée ce vendredi soir : les Pandas sont contraints de jouer ! La demande a bel et bien été refusée.

Risque de blessure

Une catastrophe pour les Eupenois qui auront bien du mal à coucher 18 noms sur la feuille de match avec autant d’absents. « Surtout que cinq joueurs sont sur le retour. Jouer avec seulement deux entraînements dans les jambes, cela représente un gros risque de blessure. Personne n’y prête attention mais le risque est réel pour la santé des joueurs. », indique Kristoffer Andersen.

Évidemment, les joueurs n’ont rien à dire et devront s’y plier comme l’explique Andreas Beck, visiblement dépité. « Si on doit jouer, on joue. Mais mon sentiment est que le match aurait dû être reporté. Bien sûr, cela peut permettre à d’autres de jouer et grandir. Mais d’un autre côté, on veut aussi gagner des matchs. Et pour cela, on doit avoir une base de joueurs expérimentés. Ça n’est pas juste. On va jouer le match mais ça va être extrêmement difficile d’être compétitif. Et à la fin de la saison, quand on regardera le classement, tout le monde s’en foutra. »

Et au T2 d’ajouter. « On n’a pas le choix et peu importe ce que l’on en pense. De toute manière, on s’est préparé comme si on allait jouer. » Reste à savoir qui sera le coach principal entre lui et le nouvel assistant arrivé il y a quelques jours, Michael Valkanis. « Peu importe qui prend le rôle. On n’en a pas encore discuté. »

Mercato délicat

À côté de ça, Eupen doit également gérer le mercato hivernal. Edo Kayembe est le premier jouer à quitter le club mais il pourrait y en avoir d’autres. « Évidemment, les équipes nous scrutent. Mais tout le monde reste concentré et le groupe n’est pas plus perturbé que ça. Pas plus que par le covid », rigole l’adjoint. « En tout cas, on ne cherche pas spécialement de joueurs. Il faudra des départs pour acquérir de nouveaux joueurs. »

Par contre, vu du côté des joueurs, la pilule est plus difficile à avaler quand on voit partir les meilleurs éléments du club. « Je n’aime pas voir les meilleurs joueurs quitter le club et personne pour les remplacer. Nous perdons beaucoup de qualité avec Kayembe. Après, c’est un bon signe pour le club car cela prouve qu’il développe très bien ses joueurs », conclut le joueur allemand.

A.C.

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