Les données télécoms ne sont plus utilisées pour lutter contre la pandémie

Les données télécoms ne sont plus utilisées pour lutter contre la pandémie
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Le président de l’Autorité de protection des données, David Stevens, se dit « soulagé » mais précise que ses équipes n’ont pas encore été en mesure de le vérifier sur le terrain.

En mars 2020, le gouvernement de Sophie Wilmès avait mis sur pied une taskfroce « Data against Corona » (« Les donnés contre le corona »), chargée d’analyser les données télécoms des Belges en pleine pandémie. Proximus, Base et Orange avaient alors conclu des contrats avec la société Dalberg Data Insights, après avoir reçu le feu vert de l’Autorité de protection des données.

Sur la base des données de localisation brutes, anonymes et agrégées, de millions de Belges, Dalberg avait cartographié les mouvements de personnes entre 1.190 communes belges. La société a précisé à Knack qu’elle n’analysait plus les données télécoms pour le gouvernement belge depuis juin 2020, après avoir passé la main à Sciensano.

Utilisation « à court terme »

« Les données des fournisseurs de télécommunications ont été utilisées dans certaines prévisions à court terme, par exemple sur les admissions dans les hôpitaux et l’occupation des lits dans les unités de soins intensifs », indique un porte-parole de Sciensano. Après que l’accès à ces donnés est devenu payant en août 2021, Sciensano a cessé de les exploiter. L’institut scientifique de santé publique précise avoir détruit fin décembre toutes les données récoltées.

David Stevens, président de l’Autorité de protection des données, se dit « soulagé ». « Nous avons suivi le projet de près car il s’agissait d’un système invasif avec une base de données fédérale centrale. Nous n’avons pas encore été en mesure de vérifier sur le terrain que Sciensano a effectivement détruit les données à la fin décembre. »

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