The Black Keys: «Dropout Boogie», le disque qui donne la bougeotte

The Black Keys: «Dropout Boogie», le disque qui donne la bougeotte

Du blues rock bien gras des débuts, il y a 20 ans, il ne reste plus grand-chose. Aujourd’hui, les Black Keys sont devenus un groupe à la mode, du genre à remplir des grosses salles de concerts et des stades. Il est loin le temps où Dan Auerbach et Patrick Carney voyageaient léger avec une guitare et une batterie à l’arrière de leur van. Le groupe d’Akron est devenu une grosse machine. Le son rugueux des premiers albums s’est assoupli : moins sale, plus calibré pour les radios. « El Camino » en 2011 a marqué une étape charnière, avec des tubes qui ont fait exploser le duo au grand jour.

En 20 ans, les Black Keys ont fait du chemin. Ce 11e album n’est ni le meilleur, ni le moins bon. On retrouve quelques pépites rock bien troussées (For The Love of Money, Baby, I’m Coming Home, Good Love). C’est simple et efficace : 10 morceaux expédiés en une demi-heure, on comprend pourquoi le groupe est aussi prolifique. L’album a été écrit, enregistré et produit en 10 jours chrono. Une prouesse ? Pas pour les Black Keys, qui fonctionnent comme cela depuis toujours.

Le joyau de l’album, c’est sans conteste le titre qui ouvre le disque et qui donne le ton : Wild Child. Impossible de ne pas taper du pied instantanément. Faites l’expérience à la maison : lancez le titre sur la hi-fi du salon (volume à fond, bien-sûr) et vous verrez les membres de votre famille se mettre à se trémousser automatiquement. Plutôt chouette, non ? « Dropout Boogie » ne révolutionne pas le rock mais coche toutes les cases du cahier des charges du bon disque de rock. À savourer au soleil avec une bière bien fraîche.

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