«Rien n’indique que l’approvisionnement en gaz de la Belgique s’arrêtera»

« La Belgique est parfaitement préparée. Pour le moment, rien n’indique que la livraison en Belgique sera suspendue », indique-t-elle.

Selon la ministre, « mieux vaut prévenir que guérir : nous pouvons déjà nous protéger en organisant ensemble l’achat de gaz au niveau européen, en accélérant la transition énergétique et en nous concentrant sur les économies d’énergie. Plus d’énergie renouvelable et d’économies d’énergie, c’est bon pour le portefeuille et c’est mauvais pour Poutine. Cette triste escalade de la Russie montre une fois de plus comment la dépendance de l’Europe aux combustibles fossiles est utilisée comme une arme », conclut-elle.

Depuis mardi, la Russie ne livre plus de gaz à GasTerra, le seul négociant néerlandais qui achetait du gaz russe. Celui-ci ne prévoit cependant pas de problème d’approvisionnement. Il a déjà acheté du gaz ailleurs. Les Pays-Bas n’ont pas émis d’alerte précoce (Early Warning) concernant l’approvisionnement en gaz. Plus tôt cette année, la Russie a également suspendu ses livraisons à la Bulgarie et à la Slovaquie.

Pas de plan national d’urgence

Le cabinet de la ministre de l’Énergie assure « être en contact permanent » avec Fluxys et l’administration de l’Énergie. « Il n’y a actuellement aucun élément qui puisse déclencher la première phase (phase d’alerte précoce – Early Warning) du plan national d’urgence Gaz naturel en Belgique », précise-t-il.

La Belgique est une plaque tournante pour l’approvisionnement en gaz de l’Union européenne et une très faible part du gaz russe qui arrive en Belgique est destiné à sa propre consommation (6 %). Le port de Zeebrugge dispose de capacités plus que suffisantes pour importer du gaz naturel liquéfié (GNL) venu d’ailleurs, tient à rassurer le cabinet.

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