Trois-Ponts ne souhaite pas fusionner avec Stavelot: «On serait face à un ogre»

Francis Bairin (ici devant la maison communale de Trois-Ponts) et les autres conseillers communaux ont dit «non» à une fusion avec Stavelot.
Francis Bairin (ici devant la maison communale de Trois-Ponts) et les autres conseillers communaux ont dit «non» à une fusion avec Stavelot. - Archive V.M.

S’il y a quelques semaines Stavelot ouvrait la porte à une éventuelle fusion en invitant les autorités de Trois-Ponts à discuter autour d’une table, la porte vient de se refermer. Au conseil communal de ce lundi soir, Trois-Ponts a décidé de dire « non merci » à cette fusion.

Francis Bairin et ses troupes voyaient en effet d’un mauvais œil cette possibilité. Le bourgmestre nous détaillait qu’il n’était pas du tout convaincu par les arguments avancés par les Stavelotains.

Pour l’anecdote, les élus tripontains avaient initialement prévu d’en discuter en collège mais les sorties médiatiques, peu appréciées du reste par Francis Bairin, de Stavelot ont changé la donne. Il a donc voulu interroger publiquement tous les élus au conseil communal qui s’est prononcé contre cette fusion. Une décision qui a d’ailleurs été unanime ce lundi soir.

« On n’a rien contre Stavelot mais on pense que ce serait une fusion inéquitable », signale Francis Bairin. « Si une des petites communes fusionnait avec Stavelot, elle serait face à un ogre », relève le bourgmestre qui estime qu’il aurait à perdre. « On a par exemple une piscine qui survit grâce à la dotation d’Electrabel. Si cette dotation sert à autre chose, est-ce que la piscine survivra ? »

Une fusion à quatre ?

Francis Bairin verrait bien une fusion avec Lierneux, Trois-Ponts, Stoumont et Stavelot. « Là ce serait plus équitable. Chacun aurait quelque chose à dire et ce serait plus intéressant. »

Il se souvient toutefois de la fusion précédente qui a été mal vécue par certains villageois de Wanne et de Bodeux.

Déception à Stavelot

Thierry de Bournonville, le bourgmstre de Stavelot, est un peu déçu. « Mais il n’y a pas mort d’homme », tempère le libéral. « On trouvait que les conditions de la région, soit 500 € par habitant, étaient intéressantes. Pour nous, ça représentait un tiers de la dette de la commune. Peut-être que dans quelques années, on forcera les fusions avec des conditions qui seront moins intéressantes et certains regretteront les décisions prises lundi soir. »

Thierry de Bournonville.
Thierry de Bournonville. - A.R.

Celui qui estime qu’il y avait des liens très forts entre les deux communes aurait toutefois souhaité qu’un petit groupe de mandataires puisse se rencontrer. « On aurait vu les pour et les contre. On aurait ainsi pu rédiger un dossier qu’on aurait transmis aux conseillers des deux communes pour que l’on puisse choisir. »

Thierry de Bournonville n’a pas encore réfléchi à la fusion entre les quatre communes évoquée par le bourgmestre de Trois-Ponts. « Dans un premier temps, c’est tout de même plus facile à deux. Mais si jamais on nous invite à discuter, nous nous rendrons à la réunion », s’amuse le libéral.

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