Ben Stiller, très touché par les histoires «déchirantes» entendues en Ukraine

Vidéo
Ben Stiller, très touché par les histoires «déchirantes» entendues en Ukraine
AFP

La star de « Zoolander », ambassadeur de bonne volonté pour les Nations unies, s’est rendue lundi dans le pays déchiré par la guerre à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

Ecouter « ces histoires véritablement déchirantes, cela été très émouvant », a-t-il confié par téléphone pendant qu’il quittait l’Ukraine par la Pologne.

L’acteur de 56 ans a visité Irpin, une banlieue de Kiev très durement frappée au début de l’invasion russe.

« En observant la destruction physique de ces quartiers, vraiment gigantesque, il est impossible de ne pas être ému », a-t-il témoigné.

« Il y avait un tout jeune homme qui (…) racontait tout comme si c’était tiré d’un film d’horreur, d’être frappé comme ça par ces missiles, sans savoir s’il devait rester ou fuir », a expliqué l’acteur. « De voir à quel point il est traumatisé (…). C’est vraiment dur quand on entend quelqu’un de très jeune dire ça, et on réalise que les effets de la guerre ne sont pas toujours visibles ».

Ben Stiller a rencontré lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lui-même un ancien acteur.

« Vous êtes mon héros », lui a-t-il alors déclaré. « Ce que vous avez fait, la façon dont vous avez mobilisé le pays, le monde, c’est vraiment une source d’inspiration. »

Que ferait l’humoriste américain si, lui-même, se trouvait face à l’invasion de son pays ? « Si tout ce vous connaissiez risquait d’être anéanti… Qui sait ? » dit-il à l’AFP. « Mais j’espère que nous réagirions comme le peuple ukrainien. »

« Hier, je me trouvais dans une maison presque entièrement effondrée avec une dame, et nous étions assis dans sa cuisine », raconte-t-il. « Elle nous donnait des fraises et avait cette incroyable force en disant : +Nous devons réussir à avancer+. Il est difficile alors de ne pas se demander : +Comment je réagirais si ma maison était à moitié en ruines ?+ »

Ben Stiller s’est déjà rendu au Liban, en Jordanie ou au Guatemala pour son rôle d’ambassadeur de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Le travail de l’UNHCR et d’autres ONGs est crucial », affirme-t-il. « Cette guerre a créé 12 millions de déplacés et même si la guerre prend fin, les problèmes qu’elle a créés perdureront durant des années. »

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Aussi en PEOPLE