Trois ans de prison requis pour la destruction d’une cellule de la prison d’Andenne

Les faits se sont produits en août 2019 à la prison d’Andenne.
Les faits se sont produits en août 2019 à la prison d’Andenne. - Photo prétexte/V.L.

Le parquet de Namur a requis, jeudi devant le tribunal correctionnel de Namur, la confirmation d’une peine de prison de 3 ans, prononcée en juin dernier, à l’encontre d’un prévenu qui faisait opposition de cette condamnation.

Le 6 août 2019, le prévenu et deux autres détenus ont saccagé une cellule de la prison d’Andenne avant de se barricader dans celle-ci. Lors de l’intervention qui a suivi, plusieurs objets ont été lancés sur les gardiens et une gardienne a été blessée sérieusement à la main : des vaisseaux sanguins et tendons ont été sectionnés par une assiette qui lui avait été lancée. Une incapacité de plus de 4 mois a découlé de cette blessure.

Tentative de viol ?

Questionné par le tribunal, le prévenu, âgé d’une vingtaine d’années et détenu pour des vols simples, a déclaré que ses codétenus avaient organisé cet acte de rébellion sans qu’il le sache et qu’il était là « au mauvais moment », ayant agi sous leur emprise. Il a cependant participé aux événements, car il avait été victime d’une tentative de viol en prison et que ses conditions de détention étaient particulièrement pénibles. Il nie voir lancé des objets en direction des gardiens.

Le conseil du prévenu demande au tribunal de faire une application modérée de la loi pénale et de revoir la sanction prononcée à la baisse. Le parquet demande la confirmation du jugement initial.

Jugement le 5 septembre.

Belga

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