Malmedy va installer des logements modulaires pour accueillir des réfugiés ukrainiens

Après Tamara et Natalia, d’autres Ukrainiens viendront s’établir à Malmedy, dans des logements modulaires.
Après Tamara et Natalia, d’autres Ukrainiens viendront s’établir à Malmedy, dans des logements modulaires. - Archive O.G.

Si l’armée ukrainienne semble doucement prendre le dessus sur la Russie, la guerre entre les deux n’est pas encore près de se terminer. Et tant que le conflit n’est pas fini, il faudra aider les réfugiés.

À Malmedy, on a décidé de participer à cet effort solidaire en répondant à l’appel de la Région en avril dernier à propos du projet d’installer des logements modulaires, afin d’offrir un accueil décent aux familles ukrainiennes.

« Nous avons eu la confirmation au mois d’août que nous pourrions installer trois logements modulaires sur les quatre parcelles que la Ville avait proposées à la Région », explique Ginette Fabritius, la présidente du CPAS malmédien.

77 modules en Wallonie

Elle est d’ailleurs assez fière de cela puisque « sur les 77 modules prévus par la Région, Malmedy aura la chance d’en bénéficier de trois. »

La Ville va ainsi recevoir un module de trois chambres et deux autres de deux chambres, lesquels seront installés au Champs de l’Abby, route de Saint-Vith et à Bévercé, en zone ZACC.

« Cela ne va pas régler tous les problèmes, mais la Région a le mérite de proposer quelque chose, là où Fedasil n’a pas été capable d’accueillir comme il se doit. Il a fallu compter sur la bonne volonté des citoyens et des communes », ajoute Ersel Kaynak, échevin du logement.

Ces trois modules seront subsidiés par la Région à hauteur de 145.000 € pour les modules deux chambres et 175.000 € pour ceux de trois chambres.

« La commune doit mettre le terrain à disposition et l’intégralité des frais jusqu’à ces montants sera prise en charge par la région », précise-t-il.

En outre, ces modules resteront propriété de la Ville par la suite, permettant ainsi leur utilisation pour d’autres projets de logements. « On pourra les réorienter quand la crise sera terminée. »

Pas créer de ghetto

Du côté de l’opposition, même si on a marqué son accord sur ce projet, on s’est questionné sur quelques points. Jean-Marie Blaise s’est étonné qu’on ne regroupe pas tous les logements au même endroit pour réduire les coûts d’installation, sur lesquels il s’interroge. Il se demande aussi pourquoi avoir choisi certains endroits peu accessibles sans voiture.

Réponse du bourgmestre : pour ne pas créer de ghettos avec une concentration de situations précarisées. « Une des clefs de la réussite actuelle, avec une centaine de réfugiés accueillis sur la commune, c’est justement d’avoir réparti cet accueil aux quatre coins de la commune. Cela permet à une solidarité locale de se mettre en place. C’est vraiment une volonté de la commune de ne pas créer des poches de pauvreté. »

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