Première: la distillerie Radermacher lance gin et vodka certifiés bio

Un projet haut de gamme et qui est l’aboutissement d’un long processus. « On voulait répondre depuis deux ans à la mode du gin, en Belgique », explique Bernard Zacharias, le patron de la distillerie raerenoise. C’est que cet alcool est en plein boom.

Bien sûr, sur le marché, de gros bras occupent déjà le segment. Mais on n’avait pas encore proposé de gin bio, croit-on savoir à la distillerie Radermacher.

Le gin est un alcool de grain aromatisé avec des baies de genévrier. Comme le péket. Mais à la différence de celui-ci, l’assemblage est souvent plus complexe. « Dans le gin, il y a plus de recherche. Et il est internationalement plus connu, et réputé », résume Bernard Zacharias.

Parmi les petites touches propres au gin 1836, outre la baie de genévrier : la bergamote, l’écorce de citron, la coriandre, l’angélique, la cardamine, la cannelle et une note de lavande et de pin, pour rappeler notre terroir ardennais. Pour cadrer avec la certification bio, 95 % des produits sont issus de l’agriculture biologique. Le solde est certifié naturel et répond à un cahier de charges très strict.

« Pour nous, ce sera une vitrine, qui montrera notre savoir-faire », souligne Bernard Zacharias. Ce sera aussi un retour aux sources. En effet, le grand-père de Bernard Zacharias, assemblait déjà le Doppelwachholder (littéralement, le double genévrier). Une boisson qui se situait entre le genièvre et le gin, dont la recette a inspiré les distillateurs actuels.

La vodka, elle, a un goût moins différencié. C’est essentiellement un alcool de grain. Mais il séduit beaucoup de jeunes.

Ces deux produits ont été baptisés 1836, en référence à l’année de fondation de la distillerie familiale Radermacher.

Les deux nouveaux alcools visent essentiellement le monde de la gastronomie, à domicile ou dans des établissements branchés. Dans un premier temps, à partir de février, on devrait le voir apparaître dans des maisons spécialisées. De plus, l’une ou l’autre enseigne de la grande distribution devrait être approchée pour lui proposer le produit. Mais ce travail de prospection doit encore être accompli, explique Philippe Defleur, le directeur technique de la distillerie.

Le taux d’alcool dans la vodka devrait être de 40 % ; celui du gin atteindrait 43 %. Les deux bouteilles devraient se vendre environ 25 euros, prix consommateur, jauge Philippe Defleur.

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